12/10/2007

Tu veux un héros?

 

Lost Farm

 

Cette existence favorable aux errances, à la vapeur d’essence, aux évanouissements de petits roumains.

Ce truc qui pue la lune jusque dans le reflet des caniveaux. Ces instants privés de toute mémoire ou peut-être frappés de maux de tête aux sulfures éthylés.

Lorsque sous le poids d’une nuit tandis que le beffroi perd ses aiguilles, tu traînes tes semelles jusqu’à l’usure.

Les bouches de métro exhalent le fumet des mégots, mufle urbain, constellation de bitume… La ville te bouffe mon vieux, à cet instant, elle te ronge comme un ongle oublié au sommet d’un majeur arthrosé.

Seul danseur du ballet, la paillette a brillé, le temps de quelques verres, inspiré que tu étais à déclam
er des vers.

Solitaire, objet rebondissant aux oreilles des trottoirs, tu as laissé tes pieds au décrottoir d’un porche maintenant fermé.

Ta couche est une bouche aux relents de pets de mouche à merde, et tu t’y vautres comme se sont vautrés t
es propos quand tu déclarais ta flamme à cette femme du troisième étage.


Je te regarde contempler la rue vide comme une bougie éteinte à la fenêtre d’un immeuble aux loggias pleurantes.

Tu as tout entristé, les chiens se sont pendus à ton passage et quelques cafards russes ont joué au hasard avec leurs roulettes fondues dans les plombages de cadavres oubliés.

Je sais pas trop comment encore, mais j’ai décidé de donner fin à tout ça mec ! Je vais te tuer.

10:26 Écrit par malecicatrique dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

TUE LE VIIIIITE

Écrit par : suzy | 15/05/2008

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