20/09/2006

Le Livre XXXVII (Première vérité)

 

 

C’est un chêne qui respire à chaque extrémité de ses doigts.

Courbes, ondoyantes vagues qui frappent mes joues de leurs embruns.

Et cette respiration, partition énergique, voile tiède chargé de vie.

 

Que les branches s’agitent…

Quand la tête princière des bouleaux se penche sur son sourire endormi,

Qu’ils s’échappent de leur bure d’albâtre pour une sève sucrée,

 

Lorsque le moment,

Lorsque le temps se couvre d’excuses ridicules.

 

Nous ne sommes pas dimanche,

Nous ne sommes pas lundi non plus !

 

Et sa chaleur se répand,

Tandis que les tensions du monde,

Erodent les ficelles,

Cicatrisent les sourires,

 

Coulent le plomb dans nos consciences abîmées.

 

Ouvre encore tes bras,

Que je m’enivre de tes seins,

Et que tes reins me fassent regretter,

La présence prude.

 

De ces draps.

22:08 Écrit par malecicatrique dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/09/2006

Le LIVRE XXXVI (Case Départ)

 

 

 

Parce que, vous avez tous le parfum d’une terre,

Et cet arrogant droit au souvenir des origines…

 

Je reste, itinérant et incompris, sans fierté aucune et dans la honte,

L’opprobre d’avoir les mains poussiéreuses,

 

Mon début n’est sans doute qu’un désert oublié…

Et l’aridité des humeurs me guette et me contraint,

 

Etre ce que je suis…

 

Oblige au silence,

A l’orpheline souffrance,

 

Qui m’interdit de dévoiler la souffrance.

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