03/06/2006

Le Livre XXXIII (Les évangiles du corbeau I)

 

 

 

Ne surtout pas contempler

Pour se faire acteur

Pour croquer la chair

Et choquer le chœur

Des apothicaires

Qui comptent

Par trop souvent

Les battements dans la poitrine.

 

Laisse-moi frémir

Et perler sur le cuivre

De ta peau

Comme ce récif

Qui, en s’exilant

Est devenu l’asile des feux,

L’asile des cris

L’asile d’une primitive musique

Que l’on ne peut se plaire

A oublier,

Lorsque l’on a goûté

Ce cuivre

Ce petit vin madérisé

Coulant depuis la commissure

Lorsque trop longtemps tu as serré

Tes poings à défaut de draps.

Que cette sueur

Aux bouquets d’amande

A l’amertume à peine émondé

Me brûle et me porte

Au sacre.

 

Lorsque de tes sacrées,

L soumission est feinte

Ne fanons pas le culte

Des corps inassouvis

Déracinons ensemble

Cette souche

Et ses ongles

Plantés

Comme le bec du rapace

Qui fouille dans mon foie.

Non, ce n’est pas le feu

Que nous avons volé

Et laissons là les veules

Tandis que le spectacle

Anéantit les veuves.

 

Imbriqués et tordus

Et pourtant élégants

Nous portons au pinacle

Le respect du frisson.

 

 

 

Serait-ce donc ça, faillir ?

Serait-ce donc ça, trembler ?

 

 

Replongeons donc un peu,

Nos nez dans le cristal,

Et vois la seule robe

Qu’il me déplaît d’ôter.

14:19 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Une bonne journée A+

Écrit par : Charles | 22/06/2006

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