27/05/2006

Le Livre XXXII (Les Evangiles Urbains III)

 

 

C’est au ciel d’un plafond trop haut qu’il calmera l’angoisse de son amour.

Issus d’un orifice primaire pour prise de terre, des fils tentacules empruntent aux mains du monde une agressivité avide.

 

Que ne feraient-elles pas, ces mains, pour étrangler l’homme, pour lui gonfler les yeux au souffle boueux d’une aigreur de moutardier ?

 

Ses joues se creusent, rongées par le remord que d’autres n’ont pas cru bon de baigner dans leur acide. Le monde peut encore sourire pendant que ses martyrs vomissent isolés, la tourbe d’un peuple narcissique.

 

Des moines autolâtres frappent à ses carreaux, leurs faciès tirés aux expressions de rage percutent les vitres pour mieux rythmer leur ardente prière.

 

L’homme attendra avec calme le silence de la mer, recouvert quelques heures d’un drap méditatif et oubliera sans doute son inutile don…

07:59 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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