20/05/2006

Le Livre XXX (Les Evangiles Urbains)

 

 

 

Il se souvient de cette autre vie, cette vie plus ou moins datée, dans une ville à l’organisation verticale, peuplée d’hommes confondus au silence de poumons métalliques.

 

De trois quart, à la fenêtre d’une architecture froide, tel un sourire symétrique sur la face d’un trottoir aux parfums carboniques, il réfléchit, l’œil offert à la froideur d’une averse orpheline. Soumis à cette pluie pour une lubrification cérébrale obligée. Avant ce souvenir n’existe qu’un néant bruyant.

 

Ainsi, dans la cicatrice d’un néon brumeux, il observe cette plaie sur la surface du monde. Mainte fois nettoyée aux eaux de religions passionnées, mais la charogne bourgeonne, enfante des pistils aux appétits anormaux, à la voracité orgueilleuse.

 

La vitre, banquise salvatrice, sur cette joue bleutée ne tomberont plus les scansions sourdes d’un peuple sur le déclin.

 

Cette obscurité qui l’autorise à la réflexion.

Cette pénombre qui interdit la réflexion.

 

Mais la masse se rappelle à la plante de ses racines dans un fourmillement régulier d’aveugles se dépêchant tête baisse à la guillotine.

22:14 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

des fois on se fait attaquer, mais là je l'ai vraiment cherché. aïe, c'est beau.

Écrit par : I A.M | 20/05/2006

quand je te lis curieusement, je sens que j'ai bien du chemin à parcourir en écriture...
continue à écrire, à chanter, à cuisiner, à aimer, à recréer un monde plus beau

Écrit par : salomé | 24/05/2006

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