09/05/2006

Le Livre XXVII (Quelque part sur la pierre)

 

 

La nuit…

 

La nuit, sous le toit, à l’abri, sans un bruit, tout à fait coi, presque abruti.

 

Je plante une main fouilleuse dans mon cerveau embrumé pour ne tirer qu’une seule image,

 

Imprimée sur ma rétine, indélébile…

 

Je tente d’y donner un sens, mais le divin,

 

Mais le sacré,

 

Ne souffrent pas l’insignifiance humaine

 

Alors, je me mue en entité liturgique,

 

En prêtre sulfureux à l’alchimie pure,

 

Je me fais joaillier pour sertir ses orbites de pierres monolithiques,

 

Car il a pris sa source lorsque les racines étaient encore jeunes,

 

Encore jaunes,

 

Et elles se sont courbées pour t’inviter à la danse,

 

Au rythme de ma conviction,

 

Lorsque tu dors,

 

Et que,

 

Je te regarde,

 

Et que,

 

Mes questions disparaissent en une seule et même réponse,

 

Inscrite

 

Quelque part,

 

Sur les parois d’une cavité antique,

 

Car le hasard est mort,

 

Lorsque la conscience de nos existences,

 

Fût caressée.

 

15:43 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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