05/05/2006

Le Livre XXVI (Grenada)

 

 

On a contemplé les froncements de Gaïa, elle qui adopte une attitude sévère lorsque le soleil se plaît à lui noircir les traits.

Et, dans l’ocre arabe, tu posais ton oeil un peu partout,

Du doigt, tu as désigné le puits de ta naissance,

L’orgueil d’une naissance qui perdure,

Et ce, malgré les vents,

Malgré les sourires de circonstance,

 

Et moi j’étais ton ombre,

Le corbeau à l’envergure juste assez large pour ton petit corps fragile.

 

Quel drôle de nom : « Paseo del Tristes » !

Nos rires rebondissent encore dans les ruelles,

Parmi les odeurs orangées,

Les rides des doyennes,

La fraîcheur des patios.

 

On a contemplé une réussite humaine,

D’artifices et de respect,

De domestication et de soumission,

Et l’on s’inspire,

De ce que l’on a respiré.

12:12 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Bonne fin de semaine!

Écrit par : Bruno | 05/05/2006

des rires des rires sangria, des regards flamenco, des alhambras crepusculaires et la vie qui triomphe, de tout

Écrit par : salomé | 07/05/2006

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