14/02/2006

Le Livre XIV (La Chute)

 

Le feu dévore, je veux l’ulcère, jusqu’à la moelle.

Lorsque le lin des draps bourgeonne, qu’il prend de l’age à force de trop penser.

J’ai trouvé dans son cou des détours, je les ai empruntés, je m’y suis perdu, je m’y suis… Confondu. Et je m’y installe, je m’y blottis, et je m’écoule langoureusement jusqu’à ses salières dans lesquelles je me baigne.

Je respire à pleins poumons la peau de mon ondine, je veux sombrer dans le vertigo et souffrir un peu plus chaque jour de ne pas pouvoir me vêtir de sa chevelure.

 

Et je ne peux omettre ces endroits clandestins que ma main frôle toujours chaste.

 

Immaculée amante, sombre pietà, regarde mes veines tressaillir, ma poitrine se gonfler c’est la respiration tétanique du désir, l’immersion dans la syncope amoureuse…

19:24 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

ma vie sans moi ou le miroir des âmes simples et anéanties
magnifique texte...

Écrit par : salomé suzy | 15/02/2006

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