22/01/2006

Le Livre X (paraboles insomniaques)

 

 

 

Le coq déambulait inlassablement dans les corridors musqués d’une cervelle au réveil. Il frappait de ses fiers ergots les muqueuses ulcérées. Une toundra dans laquelle on s’est plu à faire des nœuds pour plus de douleur.

 

Les activités nocturnes des dieux sont parfois laborieuses, ils ouvrent la boite noire qui siège dans notre crâne pour en faire un tableau, ils le proposeront à notre troisième œil, heureux les aveugles qui en garderont le message salvateur.

 

Elle a posé ses mains, paumes ouvertes, doigts serrés, le long de son visage et murmure…

Je m’échappe étant déjà hors cadre, pas voyeur pour un sou !

 

La goutte de sang sur sa peau chartreuse, l’œil appelle la paupière mais on ne baisse pas les rideaux sur un tableau si vif. C’est l’image de la vie, la froideur de la pierre touchée par l‘amarante… Un naufragé, un rescapé de la noyade…

07:12 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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