06/01/2006

Le Livre V

Cher toi,

 

Les longues distances ne s’embarrassent pas de conventions.

Les yeux rivés au ciel, le dos posé sur la froidure de l’asphalte, le tout dans une ville qui fait semblant de dormir mais qui guette.

 

Que puis-je te dire sinon l’inutilité qui me gagne tandis que je serre les poings ?

Tu sais que je veux la libérer de sa fièvre et garnir le panier de roses qui ne sont pas de cire. Tes errances sont devenues glaciales et je sais que tu me vois. L’indien pose son regard sur l’homme blanc, via ce corridor inondé de lumière, nous échangeons ondes et chaleurs.

Ma montée de larmes lors de tes départs, ton silence à mes questions, notre amour qui échappe aux lois de l’existence.

Tu te loges dans ma paume et je passe le feu de ses douleurs…

 

Je sais où tu te trouves, je vais venir te parler, partageons autour du vert, les clefs de ce secret. De ton œil lunaire assure-toi de ma bienveillance. MA contemplation rythmée au son de sa respiration, quand sa poitrine gonfle comme pour m’inviter au sommeil.

 

Tu as entendu aujourd’hui ?

Porte-tu le même sourire ? Le même espoir que moi ?

Tu pourras y traverser librement, je ne te propose pas de cléf.

 

Tu admires toi aussi l’élan de cette enfant, accepte ici mon humble dévouement. Je veux tout lui donner sans qu’elle n’en porte le poids, éclaircir la frondaison phtisique d’un avenir sournois.

Adoube-moi je te prie ! Toi qui tâte comme personne l’expression de ma sincérité.

 

Parce que…

 

J’aime ce que tu as fait.


13:39 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

j'ai lu c'est magnifique, je me suis permis de lire par dessus son épaule, il t'aurait aimé, je sais

Écrit par : salomé | 06/01/2006

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