02/01/2006

Le Livre III

« Vous pouvez couper mes oreilles ! Je n’ai pas besoin de vous entendre. Vous pouvez me crevez les yeux, la vue ne m’est plus utile.

De grâce, laissez-moi mes mains ! Elles seules sauront vous compter les affres de votre existence, les rires à venir.

Elles ont tremblé avant d’éclore. J’étais pantin malingre trempé dans la gouache de Bacon et je suis devenu Roi de Mésopotamie, je trône entre les deux fleuves, quelques part entre les terres du passé et les eaux de l’avenir. Je pose donc ici la main.

 

Hâtez-vous, l’heure du bâtard a sonné, je devine déjà vos pensées impures se lézarder au contact de mes paumes.

Où êtes-vous donc bourreaux ?

 

Le verbe vous sera inutile car je le précède, je suis l’odeur du mot et la cendre de l’arbre que l’on a abattu.

 

Je suis douleur et compassion, je suis jouissance et soleil, la lumière sombre de celui qui va savoir.

 

Vous voulez me pendre ? A votre guise ! Je ne suis pas le fils de Dieu, certes.

 

Je vous ai juste tendu la main ! »


19:57 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

je sors de ma fièvre pour venir jeter un oeil et je ne le regrette pas!!

Écrit par : suzy salomé | 04/01/2006

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