10/12/2005

Horizon

Tu prends les choses trop au sérieux,

Et, dans les serres de tes cheveux,

Tu joues les hackers,

Cet horizon que tu connais par cœur,

Que bouffent les puces des hérissons,

Lâche un peu tes rancœurs,

 Tu veux ?

 

A chialer ainsi sur tes lendemains,

D’autres se feront haleine de ton chien,

Les baleines de ton soutien,

Baillent en découvrant tes seins.

 

Ce don d’organe,

Cette greffe de rien,

Enchante les poètes absurdes du petit jour,

Les rudes ouvriers un peu balourds,

Qui pissent sur leurs mains

Pour en chasser la foi.

 

Un peu gourds,

Un peu sourds,

Ils hurlent des passions,

Et regardent le scion,

Plier sous les attaques,

De poissons matraques,

 

Les moissons patraques,

D’un automne velours,

Tandis que les vautours

Ont accordé leurs arcs.

 

Quelles sont gaies les sagaies,

Qui s’agitent goguenardes,

Goulu galimatias,

Gallinacé gourmand,

Tu grignotes les vers.

 

Les lombrics ont quitté la terre,

Confrontés au mystère,

De la lecture du marc,

C’est l’amertume du lard.

 

La chair est triste hélas.


18:49 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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