28/11/2005

Rêve in Carne

Quand la journée touche à sa fin, bercé dans l’oisiveté avec les mains qui trépignent de ne pouvoir étreindre.

Il faudrait toujours être le premier, être celui qui laissera la trace indélébile, poser la marque.

Je suis convaincu de la puissance qui siège en moi et pourtant, les lézardes se plaisent à laisser passer les courants d’air et je frissonne…

 

Persuadé. Le corps ne sait pas mentir. Le temps n’est rien d’autre qu’un vilain plaisantin qui oblige au retard. Je dresse la liste de mes arguments, je me débats sans pour autant pouvoir farder les larmes qui ruissellent sur mes joues bleutées.

Ecchymoses déposées par des nuits de torture, la sincérité, les sentiments les plus nobles ne peuvent rien face aux assauts d’un passé travaillé à la forge !

 

Je ne baisse pas les bras, je me ferais héros mythique s’il le faut, j’essuierais des revers, accepterais d’avoir les joues rougies par les gifles de la désillusion, je marcherais encore sur les rives du Styx, prendrais des bains bouillants dans l’Achéron boueux.

 

Parce qu’il y a en moi l’intime conviction, le pandémonium de l’émotion, un carnaval de maux qui me rappelle à l’ordre, qui me rappelle encore que je suis bien un homme.

 

Qu’importe les obstacles, les embûches les plus viles, ma volonté est telle que je n’ai plus peur du jour, que je n’ai plus peur de la parole, que je n’ai plus peur de jouer les artificiers avec la vérité, plus peur des éclats d’amour, plus peur de tes doutes et de mes certitudes !

 

J’ai un allié de choix qui se prénomme « hasard », il n’est pas ce qu’on croit, pendant le jeu de piste j’ai trouvé sur le sol l’odeur de ta peau.

Chemins de l’évidence qui bientôt se rejoignent, tu poseras alors ton fardeau dans le fossé et je prendrai ta main dans la mienne plus forte pour affronter bonheurs et autres réjouissances !

Le quotidien ému bercera nos errances sur le rythme binaire d’un berceau habité, par la chair de ta chair, par la chair de ma chair.

 

J’ai trouvé ça écrit quelque part dans un temple, il m’a fallu traduire cette langue divine lors d’un rêve façonné à la chaux de mes vœux ! 



17:56 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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