26/11/2005

0h00 Mi-nus, mes nuits...

La peau, posée sur la colonne reptilienne, chante, soupire, expire et vient sourire car j’ai la main dessus.

Souffle mélodieux d’un gémissement qui s’abandonne, qui s’adonne simplement à la caresse et aux désirs heureux.

Expulse cet air chargé de nœuds, relâche le nerf inquisiteur, les questions de l’existence. Juste une invite, un billet pour de nocturnes apaisements. Un frôlement de lèvres s’échappe, aveugle papillon qui heurte les parois de nos tressaillements.

 

Le frisson… Et toi qui pensais avoir froid. Sais-tu que c’est ainsi que certains ont inventé la vie ?

 

Tu hantes la lecture de mes paupières, pénibles rideaux tirés qui ne sauront me priver de ton reflet joueur.

 

Le temps passe…

 

Qu’importe, qu’il passe l’inutile bourreau, voit-il ce que je tiens à l’orée de mes ongles dévorés ?


20:39 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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