21/11/2005

Le début du Bal...

Alphonse est sorti. Un sourire large lui fendait le visage, la plus belle blessure qu’on avait vue. Il a appelé la mariée, elle s’est retournée et il a pris sa main.

Ils ont dansé sur les cendres, Alphonse pleurait un peu et ça faisait une petite musique discrète quand ses larmes chaudes s’affalaient sur le sol.

 

Ils ont fusionné dans un baiser passionné, comme dans les toiles visibles au musée d’Oslo, pour ne former qu’un seul et même personnage, une entité divine dont l’aura nous baignait de chaleur.

 

Mars passait la tête par la fenêtre, le regard apeuré, la queue entre les jambes. La chevelure de la dame se répandait comme un lierre. Nous on se frottait les yeux, ébaubis, c’était tellement beau et puis terriblement puissant aussi.

 

Alphonse commença à chanter et la belle dansait, légère…

 

Ca commençait à sentir la fin de notre périple, Lazare a dit :

 

« Pourquoi on est là ? »

 

Alphonse lui, il avait gardé une place dans sa cage à goudron, ses côtes se sont ouvertes comme une paire de mains tendues…

 

C’était pas la fin de notre périple, non… C’était le début… mais on a compris…

 

On voulait vivre, vivre comme Alphonse !


20:59 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

merde alors
(version expressionniste ça donne "nuage d'argent")

j'avais pas vu... étrange ces redondances extra-bloguesques...

Écrit par : seb | 22/11/2005

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