07/11/2005

Les arbres....

D’habitude, on passait de réels moments d’amitié avec les arbres. Ils nous offraient leur épaisse frondaison quand le ciel qu’on avait fait rougir tentait de nous brûler avec son ostensoir pas très catholique.

Depuis peu, ils ne se manifestaient plus, pire… Ils adoptaient des postures menaçantes.

On était donc devant cette porte, dans notre clapier végétal, assujettis cantabile à la crainte et à l’ignorance.

Et puis tout à coup, on était tous essoufflés, on haletait comme des chiens. C’était curieux cette impression dans la poitrine, plus de flux dans la respiration, l’air faisait un aller jusqu’aux poumons mais le retour devenait délicat à envisager. Certains se mirent à courir afin de suffoquer pour une bonne raison. Quelques-uns uns se tinrent la poitrine avec des yeux qui semblaient demander de l’aide et « plouc » ils implosèrent, un peu à la manière de Gilles.

 

J’ai commencé à ronger mes peaux, comme si je devais me manger pour ne pas disparaître. On a entendu un grincement, mais c’était pas la porte qui s’ouvrait…

 

C’était quoi ce grincement ?


16:24 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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