06/11/2005

Devant la porte...

Ils arrivèrent devant cette porte énorme, écrasés, obligés à la plus sincère des humilités. Ils s’assirent un peu inquiets ! A l’orée de leurs oreilles s’imposait un souffle épais, d’invisibles doigts titanesques visitaient leur intérieur cérébral créant alors des tensions. Ils n’osaient se regarder, ne pas lire la peur dans le regard de l’autre, ne pas céder à la peur panique. Ils s’employèrent à des taches quotidiennes, un des moyens connus des soldats de l’existence pour ne pas succomber au transissement.. On déballe le paquetage, on prépare le feu, on prend un peu soin de soi, on se rase et l’on soigne ses petites blessures.

 

Mais ce soir là, on sentait bien qu’il se passait quelque chose de pas commun.

Ca a débuté avec l’implosion de Gilles. Il préparait la soupe et puis nous, on a entendu une sorte de « blop », plus de Gilles, juste une flaque encore chaude et qui sentait pas bon. Ca faisait 4 jours qu’on marchait sans pause faut dire.

Fallait pas tomber dans la psychose, mais aucun de nous n’était capable de prononcer le moindre mot et puis y’a eu cette espèce de chant étrange… 


18:48 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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