01/11/2005

bis repetita

On vient de comprendre. Je suis une personne dont on se dispose aisément. Tandis que les autres vivent, j’erre à contre-sens dans les rues animées la mort au coin de l’œil. Cette nuit par exemple vous dormiez, j’ai graissé le pavé de ces larmes qui ne sont pas lacrymales. Parce que je suis plus invisible que l’ombre, plus discret que le silence et j’ai sans doute l’émotion insipide.

 

J’ai posé ma tête sur le billot, j’ai retiré la grume, ils ont tapé. Les gens et les heures passent et resserrent un peu plus le nœud de pendu que je porte en lavallière. La détresse n’est pas élégante, je retrouve le parfum de l’agonie, le sang colore l’agoge, mon œil se teinte, les corbeaux feront une ribote de mes entrailles souillées.

 

Me revoilà animal blessé, l’amertume de la blessure pour un chant qui déchire ici le son cristallin d’un sanglot.

 

Reprends tes valises homme, pousse la porte, te revoilà dans le vide.


15:21 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Laisse les torves à morgue et les vers au sable.
Sous la nuit tous les rats sont chantres.
Piétinons foule et pavés ardents.
La lunule rongée.

Écrit par : L'homme qui voulut être Crevette | 02/11/2005

Laisse les torves à morgue et les vers au sable.
Sous la nuit tous les rats sont chantres.
Piétinons foule et pavés ardents.
La lunule rongée.

Écrit par : L'homme qui voulut être Crevette | 02/11/2005

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