30/10/2005

Manque

On pose le pied sur la verdure, on valse le sourire aux lèvres et les voici, toutes canines dehors, la hart à la main.

Je les devine obscurcissant l’azur de leur machine à torture, réas acérés, mortaise affamée, pour inséminer la joie d’un fléau viral, pour donner naissance au manque.

La couche toujours trop grande, et la sueur se perd en méandre pour des paysages qui n’ont plus rien de virgilien. Je foule les braises, les joues tirées, le désir tyrannique de jouer avec la pulpe de tes doigts.

 

La virginité des envies équivoques,

La viridité des sourires ambigus,

La virilité qui se rappelle à moi,

La visitation qui joue les démons,

 

Pauvre belluaire de fortune, le fauve qui me dévore n’est autre que cet homme qui m’habite.

Un bellure turlupin qui hante le bas-ventre.

Le cri de tes appétences vomi depuis la néphridie se mêle aux humeurs salées qui ont mouillé tes draps.

 

Petit ver égaré dans le pandémonium de ton crâne. Il te faut ronger pour trouver ta place…

 

Mais ta place est ici…

 

Lové contre son sein !

 


23:55 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

test test

Écrit par : test | 31/10/2005

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