09/10/2005

Fable

Le roseau plie,

Le chêne rompt,

Je ris mais ne ponds pas,

Et pourtant j’ai prié…

 

J’ai lancé mes iris derrière les lignes d’horizons,

J’ai volé très bas avec les hirondelles,

C’était l’époque du silence et du monde sirupeux,

Tout était lent, on volait de nos ailes grasses.

 

La chair est triste hélas !

J’avais oublié la tare,

Je ne lisais plus la marque,

Je ne sentais plus la cave au milieu de mon cou

 

J’ai peur.

J’ai endossé la veste de Tantale,

La tentation me passe un doigt sur la joue…

 

Rictus

L’œil plisse

La déglutition s’éclipse

C’est le halo de la honte

Et c’est la scolopendre qui grimpe,

Trachée ou œsophage peu importe,

Il faut juste envahir la bouche.

 

Je regarde,

Là sur le tapis,

Mon transport le plus doux,

Et l’abjection transpire,

L’opprobre par les pores.

 

Je suis l’esclave,

D’un passé marqué,

A l’éclat d’obus.

 

Hormones hors-normes,

Homme-nonne…

 


14:10 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

*je prierai pour toi* Grand roque,
tu m'écartèles
sang
dessus
-
dessous.

Écrit par : &Mat ! | 09/10/2005

lorsque.... lorsque la mécanique devient folle, qu'elle envoie des messages chaotiques, lorsque la lame de fond vous submerge, que le palpitant se barre au galop, alors le plexus se noue et l'étau vous serre les tempes

alors, il faut lâcher les rennes , ouvrir les vannes toutes grandes!

Écrit par : le corps | 11/10/2005

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