18/09/2005

Insomnie

La nuit.

Ses grains de beauté, des pleurs plein les cheveux. Il faut fendre le toit et respirer peut-être une dernière fois avant de regagner les chaînes du sommeil. Je voudrais pas tomber avant d’avoir léché la froideur de la nuit.

 

Promener mes mains endolories sur des satins interdits et me cambrer dans un chant déchirant. Quand mes yeux sont ronds, qu’ils n’attendent que le moment heureux  d’une naissance, juste ici, dans les draps humides de mes questions.

 

C’est la foire de l’existence, s’il faut se brûler et élargir les commissures pour un ultime cri, je visiterais encore la nuit, je viendrais me relever encore en somnambule aux mains lourdes, à la tête en chantier.

 

J’aime le privilège que sont mes insomnies même si je fonce ainsi tête baissée dans le royaume d’Hadès. Employons le bélier et entrons alors sans invitation.

 

La surprise se doit de survivre au dernier souffle.


03:16 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

insomnie dormir, quelle perte de temps, lorsqu'on peut donner naissance à de telles perles

Écrit par : salomé | 18/09/2005

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