16/09/2005

Almée

J’ai plongé les yeux dans des myriades de frôlements. Les certitudes migrent pour des contrées bien moins houleuses que l’étendue grisâtre qui cogne derrière mon front. On ne voulait plus croire aux éruptions, le ver s’assoie sur la tenture mordorée entre ailleurs et un autre point de l’univers. Les vertiges symphoniques résonnent sur les vestiges odorants de quelques mots ; l’œil perd son utilité au profit de la mémoire.

 

J’ai pas envie, j’ai plus envie, je ne veux surtout pas me nourrir de fruits gâtés. Je tousse toujours d’amères mucosités, je suis encore malade mais je regagne la force de.

La force de serrer les poings, de desserrer les dents pour chanter et aspirer secrètement ton souffle hésitant.

 

Mes élytres juvéniles se sont fissurés dans les arabesques tabagiques d’un orient inconnu.

 

Alléluia !

 

Terme qui désigne du doigt l’antre de la joie. Je suis resté sur le seuil à contempler la danse naturelle de l’almée.

Ce bien-être souvent proche de l’ivresse, il m’a parcouru et le froid… Ne mord plus.

 

La tête contre le mur, la contemplation des pieds, la pupille lourde et le rythme m’étreint ; aucun rite n’atteint les évanouissements de cette errance.

 






20:11 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

à quoi "à quoi sert une chanson quand elle est désallmée"
julien éclair

Écrit par : salomé | 17/09/2005

Diantre! A 12h33 tu étais déjà grisée par la sangria?

Écrit par : Mâlecicatrique | 17/09/2005

aie que viva la sangria les parents boivent et les enfants trinquent!!!

Écrit par : salomé | 18/09/2005

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