09/09/2005

 Le Sursitaire

Je ne mène pas d’existence, je goûte la survie.

Il n’y a pas, de seconde chance, juste un infect sursis

 

Avec la crainte, la redoutable angoisse,

Celle de ne pas s’endormir mais de se réveiller,

Juste un instant après,

Le ventre amnésique,

La bouche hantée…

 

Les yeux que l’on voudrait clore…

Si je pouvais encore,

Maîtriser la carcasse,

Ma volière aux artères anarchiques…

 

Je retrouve les genoux croûtés de l’enfance,

Les paumes serties de graviers,

Parce que je tombe…

 

La lutte est vaine ?

Les veines en rut !

L’arène en vue

Je dépose les armes.

 

Devant vos yeux chargés d’intentions les plus nobles,

Je tente un sourire qui ne vous trompe plus !

Juste l’indécence de coucher ici,

Les symptômes idiots d’une trop longue agonie.

 

Silence,

Récompense des justes,

Errance,

Lot de l’éternel insatisfait…

 

A se flageller ainsi en public,

Le martyr devient vulgaire.

 

Un moribond peut encore vouloir

Echapper aux faits divers…



23:08 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

sursitaire, c'est l'autre nom de l'homme "ces nuits où l'on se persuade que tous ont évacué cet univers, même les morts, et qu'on y est le dernier vivant, le dernier fantôme"

Écrit par : salomé | 13/09/2005

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