14/05/2005

Eve et Pandore

Les cols à l'amidon fané par la noirceur crasse des transpirations ouvrières. Des odeurs, pas parfums, odeurs chaudes, épaisses qui rappellent l'existence plastique du nez dans son aspect physique, appareil plastique, cartilage charnu et sensible alerté par la singularité chimique d'une atmosphère constituée d'haleines acétonées.

Et puis soudain ce constat stupéfiant: sexe, sperme, sang, souffrance, sanies, solitude, sapience, science et suicide sont les mots du serpent. De son apex turbulent il propage les sons et nous, insatiables oreilles, nous laissons pénétrer pour frémir. La simple idée de croquer la pomme, tentation!

Ainsi balloté dans les boyaux de la cité, dans ce vagin à la flore ruisselante, je me heurte à cette vérité, le peché est inhérent au langage. Le délice des mots est vicié, la phrase est un reptile dansant, acerbe et puissant, vicieux, pernicieux et fatal.

Quand je prononce, j'affirme ma monstruosité d'homme. Si je me tais, je quitte ma condition pour devenir animal fade, existant en disgrace.

Je veux croquer le fruit et bouffer le ver.








18:27 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

surnom p'tite Eve des faubourgs...

Écrit par : Milady Renoir | 18/05/2005

c'est qu'il décroche pas ce garçon est étrange
autiste meurtri de merde

Écrit par : Abs | 19/05/2005

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