05/03/2005

Ma face est un oeil de mouche. Jusqu'à l'infiniment petit,

Ma face est un oeil de mouche. Jusqu'à l'infiniment petit, comme des poupées russes, un oeil dans chaque oeil et tous regardent immobiles.
D'abord je suis une surface plane, lisse, du papier glacé. Sans perspective. Les angles restent mémoire des chocs et bien entendu, il sont tous aigüs pour revenir lacérer la chair, l'évasion de l'onde c'est pour les gens!
 
Je crie, le son se fige, ignoré et, n'étant que le seul réceptacle, il me revient chargé de sa haine de vierge, sa haine de cri puceau, sa haine de déchirement immaculé, sa haine de plainte orpheline et banale.
Et moi, je prends et mes joues gonflent, je deviens volume, je deviens silhouette, je tends à exister.
 
Quelle que soit la frontière d'un corps, l'étanchéité de ses orifices, même si l'on me perce régulièrement pour des cicatrices issues de secours, nombreux sommes nous à ne connaître que l'implosion.
"EX"! Préfixe bâtard! Tu ne marques plus notre orientation vers ce qui est hors de nous, mais simplement ce qui fut...

12:36 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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