16/02/2005

Malade 1

J’ai bien peur de confondre dans un élan chimique l’ironie, l’humour et la vérité. Que me faut-il fuir ? Car les mots, amis serviles de toujours semblent aujourd’hui me tromper. Le double sens, le jeu s’établi et me laisse face à quoi ? Je serai prêt à n’importe quoi pour emporter avec moi cette donzelle aux allures de noble corbeau. Je me réveille et redécouvre certains plaisirs qui sont aussi de voraces amis. Je n’ai pas d’élan, je ne suis pas victime ni protagoniste, je ne fais que subir cette humeur équivoque. Il me semble que rien ne bouge réellement autour de moi, le temps s’est arrêté non pas pour jouir de l’instant mais pour que je reste face à ce statut bâtard d’intrus. L’action et l’aventure ne m’ont jamais habitées, je suis l’allégorie même de l’oisiveté stérile. Et tous ces gens qui m’ignorent, m’envisagent comme une pièce de l’existence, je ne crois pouvoir vivre qu’au travers de cette fantomatique relation

11:21 Écrit par malecicatrique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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